Jeudi 24 Avril, Death to the Pixies.

Un moment d'ennui, et voilà que je lance Indie Cindy, le nouvel album des Pixies sur le site Pixbear qui offre une bonne sélection de streaming. Généralement je ne fais pas ça. Ces groupes morts il y a longtemps qui se reforment 10 ou 20 ans après, avec des membres en moins, Alice in Chains, Black Sabbath, etc etc, je n'écoute pas, parce que c'est toujours décevant et il vaut mieux conserver le beau souvenir du passé glorieux. Evidement toute règle ayant son exception, il aurait été dommage de passer à côté du Third de Portishead, un des plus beaux disques de ces dernières années. Bref, revenons à nos moutons, ou nos boeufs plutôt vu combien ce disque est lourd. Pour vous faire une image, c'est comme si Ronaldo (le vrai) revenait à la pointe de l'attaque du Barça là maintenant. J'ai cru un moment qu'il y avait une erreur que c'était pas eux puis oui, on reconnait la voix de Francis de loin. Mon Dieu que c'est nul, aucun relief, aucune inspiration. Pourquoi ça ? Prétexte à faire une nouvelle tournée ? Que nenni, ils n'en joueront pas un morceau et feront le set best-of que tous les fans attendent avec Where is my mind et Monkey gone to Heaven. Les Pixies sont morts en 1991 mes amis.

 

Vendredi 25 Avril, la chanson de la semaine, Gonga - Black Sabbeth

Rien de printanier ...

Une reprise qui concerne quelques protagonistes du paragraphe précédant. Gonga est un groupe de Bristol qui rejoue à peu de chose près l'instrumental de Black Sabbath, titre fondamental du groupe du même nom, qui en 1970 posa sur la table les bases du doom et plus largement du metal. Sauf qu'ici, plutôt que le possédé Ozzy, nous avons la voix souffrante de Beth Gibbons de Portishead. Plus qu'une réelle réussite, nous applaudirons ici l'exercice de style et le retour au micro de la dame qui augure peut être d'une suite.

Manque quand même la folie et l'effroi du "Oh no, please God help me!" ...

La vidéo, ma foi terrifiante, est un montage à partir du film Les trois visages de la Peur (titre américain Black Sabbath, tiens donc ?) que l'italien Mario Bava réalisa en 1963. 

 

 

 

Samedi 26 & Dimanche 27 Avril, Racisme plus ou moins ordinaire.

Deux affaires viennent secouer le monde du sport, l'une classique, l'autre un peu moins.

En effet des enregistrements téléphoniques illégaux de Donald Sterling, le riche propriétaire des LA Clippers ont mis en branle la NBA en pleine effervescence des playoffs. Il y interdit à sa maîtresse de s'afficher en public aux côtés de noirs, une photo avec Magic Johnson à l'origine. A la diffusion, réaction en chaîne de toutes les stars de la NBA et d'ailleurs, les sponsors fuient la franchise. Une affaire bizarre, le basket étant le sport roi de la population afro-américaine et les Clippers pratiquant le jeu hyper-spectaculaire certifié 100% NBA. Il y aurait une vengeance personnelle sous fond de chantage la dessous que ça ne serait pas étonnant ...

La seconde, bêtise ordinaire. Match de Liga, le Barça est à Villareal, Dani Alves s'apprête à tirer un corner et une banane tombe devant lui, il la ramasse et la mange. Réaction géniale du Brésilien, quoique assez primaire au fond. Voir ici sur Vine.

Pour l'occasion SoFoot ressort une superbe photo de John Barnes rejetant le racisme d'une talonnade. Il fut le capitaine du Liverpool FC fin des 80's et le premier joueur d'origine caribéenne à porter le maillot des Three Lions.

 

http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/02058/sport-barnes0_2058991a.jpg

 

Au prix où est le kilo de bananes, ain't a shame ?

 

Quelques jours après nous saurons que :

La NBA a suspendu à vie Sterling pour le forcer à vendre son club, mais qu'il n'a pas dit son dernier mot et que la bataille juridique risque d'être longue.

Le lanceur de banane était un éducateur et qu'il ne l'est plus désormais. La boîte de comm qui gère l'image de Neymar, l'insupportable coéquipier de Alves a récupéré le buzz et est à l'origine du #somostodosmacacos ...

 

Lundi 28 Avril, My Sweet Pepperland.

Après Dallas Buyers Club et Her, encore un film à moustache ...

Kurdistan, à cheval sur l'Iran, la Turquie, l'Irak, pays constamment en guerre entre indépendantistes, trafiquants en tout genre et armées régulières. Baran, idéaliste qui a lutté contre Saddam Hussein, est nommé officier de police dans un bled à la frontière où ses prédécesseurs ont tous subis le même funeste sort ... Il y a dans ce film réalisé par Hiner Saleem (Français d'origine Kurde) tous les ingrédients du bon Western, les yeux noirs, perçants, la gâchette facile, les paysages pelés et la jolie mais effrontée institutrice qui veut bousculer la loi des hommes. Sauf qu'on est à l'Est.

 

Mardi 29 Avril, pendant ce temps là ...

En Caroline du Nord, une conductrice se tue sur la route en postant un selfie sur Facebook "Cette chanson Happy me rend trop heureuse !" La belle mort ...

A Geus d'Arzacq, non loin du siège social de BANG!BANG! SA, un jeune de 14 ans vole un tracteur pour aller voir sa belle et engage une course poursuite de 20km avec les gendarmes (équipés de tricycles ou quoi ?) ...

Au Pays Bas, un homme empaille son chat décédé et le transforme en hélicoptère téléguidé.


Mercredi 30 Avril, Roman Electric Band au Showcase.

Roman a tenté l'aventure The Voice et a été retenu grâce à sa version de ABC du Jackson 5 dit le flyer. L'info à double tranchant, qui peut donner plus de visibilité à un groupe comme faire hurler les puristes avant même d'avoir donner une chance. Ici, on ne croit que ce qu'on entend, et franchement faut pas aller bien loin dans l'écoute de When the High goes Down pour se dire que ça sera pas 5 balles de perdu ce soir.

Une première partie de concert qui nous amène dans le Sud, non pas la région PACA bande de cons, le Sud, Géorgie, Alabama, les ébauches de folk s'électrisent très vite et on se rappelle qu'on doit avoir un disque  des Black Crowes qui dort par là et qu'il faudra penser à se réécouter Remedy ou Hotel Ilness. Bref, le truc de The Voice me faisait craindre sur l'attitude du groupe, hautains, carriéristes ? Faux, plaisir et générosité absolu ! D'ailleurs Roman n'est pas qu'une voix mais aussi un sacré guitariste qui envoie des solos et tout. Le batteur s'éclate et fait des grimaces, le bassiste est plus timide et reste paisible dans son coin. La seconde partie en atteste, du wakenwo pur et dur, tranchant à souhait sans un gramme de gras. Un regret, il n'y a pas quatre ou cinq choristes pour les choeurs de Never let be. Vous avez assuré comme des chefs les gars ! Je suis jamais allé dans aucune de ces villes mais Nantes ça doit être un genre de Seattle ou Portland français non ?

 

http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2012/10/Roman-Electric-Band-008.jpg            Roman pas du tout au Showcase par Paul le Poulpe.


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