Lana Del Rey est née le 21 juin 1986 de la courte idylle entre Carlos Del Rey, homme de main d'un parrain porto-ricain du Queens et Monica Gianini, chanteuse de jazz d'origine sicilienne. Petite, elle écoute comme toutes les filles de son âge Madonna, Britney Spears ou les Destiny's Child, puis par l'influence de sa mère, elle découvre les grandes dames du jazz Nina Simone, Billie Holiday ou encore la plus glamour Nancy Sinatra et rêve de devenir l'une d'elles. Avec sa guitare ou deux trois musiciens de jazz, elle écume très jeune tout ce que New York compte comme bar, club et cabaret. Puis un jour bingo ! La rencontre avec le célèbre producteur Jake Papadopoulos, le coup de pouce qui la propulse tout en haut de l'affiche. Fin 2011, Lana Del Rey est partout.

 

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J'ai écouté pour la première fois le fameux disque Born to Die dans le vol qui me ramenait de New York où j'avais un rendez vous avec Martin Scorcese, mais ça c'est une autre histoire. C'est le genre de disque que j'aurais adoré détesté mais que j'ai aimé. J'étais ivre, j'ai mis le casque et me suis plongé dans cette ambiance jaunie par les cinquante ans qui nous sépare des 60's, il y a la profonde tristesse de la miss, ce malêtre qui lui colle aux talons depuis la naissance, le poids de la société américaine, il y a le drame qui peut survenir à chaque instant. Et puis l'étonnant mélange des époques, les violons riches mais tragiques qu'aurait pu amener un Lee Hazelwood et la production R'n'B moderne qu'aurait pu faire un Jay-Z ou je ne sais pas qui. La demoiselle joue sur sa gravité du début à la fin, mais n'est pas très expressive, on sent que derrière cet air intouchable se cache un manque cruel de personnalité et d'assurance et ça se sent sur ce disque finalement écoutable mais un peu plat et fade tout de même.

 

Et puis la nouvelle est tombée ce 4 septembre 2012, il n'y aura plus de disque de Lana Del Rey, jamais. Born to Die restera son unique galette. Non, elle ne s'est pas tuée lors qu'une sortie de route en décapotable, non, elle n'a pas fait une overdose de médicaments suite à une relation catastrophique avec une superstar du baseball. Elle arrête la chanson, elle ne se sent pas à la hauteur, c'est aussi simple que ça. C'est le site d'investigation belge 7sur7 qui nous l'apprend, c'est sa grande difficulté à se produire sur scène qui lui a dicté ce choix, marre d'hésiter et de trébucher, de trembler de trouille. Inutile d'insister en effet. Donc, oui, Lana Del Rey est morte, puisqu'on sait que le premier paragraphe est faux, BANG!BANG! n'en sait rien et n'a jamais fait dans la biographie, peut être qu'elle s'appelle en vrai Pamela Johnson ou Jacqueline Williams, peu importe, tout le monde sait qu'elle était un projet tout à fait artificiel monté par producteurs et labels à la recherche d'une Nancy Sinatra moderne.

 

Alors elle va faire quoi la belle demoiselle maintenant qu'elle est débarrassée de Lana ? Et bien elle va se lancer dans le cinéma, mais pas en tant qu'actrice, vous l'aurez compris mais en tant que réalisatrice. Alors le premier film se déroulera dans le couloir des casiers au lycée et la belle et grave brune qui fait toujours la gueule se fait piquer son mec super baraqué par la chef des cheerleaders, une blonde superficielle qui rigole comme une bécasse. Non, on verra sûrement pas ton film, mais surprend nous Elizabeth Woolridge Grant !

 


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