Mariee Sioux est descendue de la diligence en même temps que toute une flopée de chanteuses de folk, elle ne s'est pas trop faite remarquée, elle est trop timide. Quand à Bordeaux sa grande soeur Alela Diane lui laissait le micro pour interpréter quelques unes de ses chansons, elle n'osait pas même regarder le parterre pourtant inoffensif de professeurs et de bobos devant elle. Cinq ans après son premier album Faces in the Rock, elle revient avec Gift fot the End et elle n'a pas vraiment changé. Cinq ans, c'est une éternité dans le monde dans lequel nous vivons mais pas dans le sien. Elle vit avec les animaux de la forêt et les esprits de ses ancêtres. Les biches et les marmottes sont comme elle, incapables de méchancetés, ces aïeux, la demoiselle a du sang indien, étaient des femmes et des hommes bons. Alors on peut comprendre qu'elle est loin de nous et son folk, imprégné de nature et de magie, Mariee le chante à coeur ouvert, elle est douce mais à fleur de peau. C'est profond, c'est sincère, c'est joli et délicat. Elle avait dû me séduire à une époque où je rêvais d'élever des chèvres au fond de la vallée d'Ossau, je ne m'en rappelle plus. Mais aujourd'hui mon âme est polluée Mariee. Il serait temps que tu ouvres les yeux, ton grand père est mort d'alcoolisme et d'une  tonne de maladies, les chiens de prairie sont dépecés pour faire des manteaux que mettent des femmes qui se moqueraient bien de toi. Je suis désolé Mariee.

 

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