En cette époque où on célèbre les trente ans de la mort de Georges Brassens, BANG!BANG! rend hommage à ce bon moustachu en lui consacrant la reprise #2. Si les Copains d'abord est sûrement sa chanson la plus connue, La mauvaise réputation vient de suite après. Paisiblement irrévérencieuse, tranquillement rebelle, mais critique acérée de l'autorité et de la France bien pensante. Le tout assaisonné d'une bonne pincée d'humour noir. Bref, tout à l'image de son auteur. 

 

 
Bien que cette chanson date de 1952 et qu'elle figure sur pas mal d'étagères  familiales, beaucoup de ma génération l'ont vraiment découvert en 1998 quand Sinsemilia l'a repris dans un reggae énergique. Ah Sinsé, grâce ou à cause d'eux le drapeau français est devenu vert-jaune-rouge, partout des concerts avec des groupes qui pouvaient pas commencer un morceau sans hurler Jah Rastafari ! Le rastafarisme résumé à la seule consomation de ganja, au lycée le premier de la classe avait désormais des dreads, portait un poncho péruvien made in China et était explosé toute la sainte journée. Faut il vraiment les remercier pour ça ?!?
 
Plus récement, deux reprises de La mauvaise réputation circulaient sur les ondes de Radio Nova. La diva africaine Sandra N'Kaké y met toute sa sensualité sur un fond musical branchouille mon cul. Le résultat est franchement ridicule. Bien plus intéressant, la version du réunionais Danyel Waro. D'abord parce qu'il est bien placé pour la chanter, lui qui a fait de la prison pour avoir refusé de faire le service militaire. Ensuite parce qu'il chante en créole local dans un style, la Maloya, traditionnel de l'île qu'il a contribué à sauver. En effet, jusque dans les années 70, le pouvoir central de Paris l'interdisait. Une interprétation qui trouve donc tout son sens en ces temps de troubles outre-mer, de Pointe à Pitre à Nouméa. En passant bien sûr par l'Océan Indien.
 
 
 
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