Stranded Horse - Transmission / A Faint Light 7'' (Talitres 2012)

 

 

Je vous avais déjà parlé de Stranded Horse ici, lors de son passage à la Centrifugeuse, il y a plus d'un an de ça. Mais vous avez dû oublier depuis, et je ne vous en veux pas. Derrière ce nom se cachent Yann Tambour et sa kora, un instrument à corde d'Afrique occidentale. Sa musique se respire autant qu'elle s'écoute. Elle évoque le doux clapotis des vagues sur le sable, la brise marine, les embruns, le soleil qui brille sur l'Altantique.

 

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Et pourtant, quand le bonhomme se fait un petit plaisir le temps d'une reprise, il change radicalement de latitudes et d'ambiance et se rappelle qu'il fut jadis membre d'un groupe de rock. Vous connaissez Manchester ? Son ciel gris, ses murs gris, ses friches industrielles, ses rouquins édentés ? Et sa scène musicale ? Stranded Horse va chercher chez les héros du nord de l'Angleterre, déjà sur le dernier album, le magnifique Humbling Tides, il offrait une très belle version du What difference does it make des Smiths. Moins lyrique, moins romantique, il revisite cette fois le temps d'un 45t Transmission de Joy Division, l'un des groupes les plus glauques, les plus froids, les plus cultes qui puissent être. Le rapprochement des cultures selon Yann Tambour.


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