Kadavar - S/T (Tee Pee Records 2012)

 

http://www.jpc.de/image/w600/front/0/4024572549558.jpgNon mais vous avez vu les dégaines des gars ? Ils sortent tout droit de Dead Man, ce western glacial de Jim Jarmush. De la vermine qui hante les forêts de séquoias à la recherche de voyageurs à laisser à poil dans les premières neiges de l'automne. En un peu plus classe, je vous l'accorde. Et dire que les trois de Kadavar viennent de Berlin, ils doivent jurer dans le décor là bas au milieu des cyber-punks. Mais ils auraient pris un aller simple pour Austin ou San Francisco que ça ne m'étonnerait pas. Bref, on leur doit l'album de l'année dans la catégorie "Fils du Sabbath", jamais original mais il en faut un parce que il y a toujours dans l'année un moment où on a besoin d'écouter un disque qui broie tout sur son passage, et cela, froidement, sans scrupule. On a déjà entendu ça des centaine de fois et pourtant quand on y tombe dessus, on est invariablement soufflé d'extase. L'an passé on avait Graveyard, cette fois c'est Kadavar, on reste dans la thématique, on reste chez TeePee Records, pas de place pour les illuminés débordant d'allégresse chez eux. C'est aussi la maison qui a accueilli le Third de Aqua Nebula Oscillator dernièrement, d'ailleurs, la diablesse Shazzula est nommée dans le stratosphérique Purple Sage, qui nous décolle du parterre des macchabées pour nous propulser dans les étoiles. Après les délicieux Black Sun, Creature of the Demon, Goddess of Dawn, c'est toujours la même chose, sexe et sciences occultes, le programme est épuisé depuis quarante ans, mais c'est lourd, c'est noir, c'est bon.

 

 

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