Un tonnerre mécanique, une tornade de poussière s’élèvent du désert. L’Amérique puritaine introduit le film, nous dit que les créatures qui sortent de leur bolide sont diaboliques, qu’elles sont l’origine de tous les maux de la société actuelle. Ces créatures sont trois strip-teaseuses tout juste affranchies de leur bouge minable, elles bouffent l’asphalte, bien décidées à profiter de leur liberté. L’extrait ci-dessous nous les présente. On voit vite qu’elles ont toutes les qualités requises pour jouer dans une production de Russ Meyer, longues jambes, poitrine généreuse. Il y a Haji la brune mal lunée, Lori la blonde superficielle et légère, et puis la chef de gang, l’impitoyable Tura Satana. Elle, immigrée japonaise d'après guerre, fut vraiment du métier dans un club de la Nouvelle Orléans. Le Paris Match de mai 1958 lui prête  d’ailleurs une relation avec le King Elvis un soir où sa tournée s’arrêta dans le bayou. Leur périple, sous fond de meurtre et de kidnapping, passe par une ferme perdue dans le désert. Dans ce taudis, vivent un vieux satyre en fauteuil roulant et ses deux fils. Un innocent bodybuildé et l’autre, enfin quelqu’un de sensé, avec ses forces et ses faiblesses. Ah oui, dans ce taudis aussi, un sacré magot caché quelque part là, alors je vous laisse imaginer la suite.

De la baston, des belles plantes et de l’humour piquant. Autant vous dire que Tarantino n’a rien inventé avec son Boulevard de la Mort.

 

 

 

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