http://f0.bcbits.com/z/16/08/160833371-1.jpgC'est toujours pareil avec les disques purement folk, on ne sait jamais s'ils sont sortis aujourd'hui ou en 1966. Ce premier disque de Barna Howard ne déroge pas à cette règle, regardez cette pochette fanée, cette coupe de cheveux qui tombent sur les oreilles, ce bout de pull tricoté main qui dépasse, difficile de croire que le mec est un contemporain de Kanye West. Et pourtant si. Et en fait oui et non parce qu'on vit pas dans le même monde. C'est dingue de réaliser combien des disques qui ont coûté plus que ce que le Mali produit en un an, qui ont été fabriqué avec des machines que la NASA ne pourrait pas se permettre, sont vides et combien ce Barna Howard avec sa voix, quatre planches en bois et quelques cordes est beau. Beau c'est le mot, pas la peine de chercher plus élaboré. Le folk est une question de ressenti de l'auditeur et de vécu de l'auteur, un peu comme la country. Il faut que le chanteur ait vécu et qu'il sache communiquer ses émotions. Dans l'absolu rien ne vaut un alcoolique qui vient de faire planquer par sa troisième femme. Et qui vient de perdre son mobile home aux cartes. Barna Howard semble encore un peu vert dans ce domaine et ne vaut pas encore un Townes Van Zandt, mais il a une voix magnifique qui ne ment pas. et un talent indéniable pour raconter ses souvenirs et les envelopper dans une brume nostalgique. On ne sait pas bien qui est cette fille a qui il a promis de ne pas rire, ni ce qu'il se passait chez Pat, on ne sait pas à quoi ressemble Tinker Creek, mais tout ça était finalement le bon vieux temps dans son Oregon natal même si quelques blessures semblent être restées ouvertes.

 

BANG!BANG! cherchait le prochain bijou folk du côté des cowgrils, mais le bijou folk ne se cherche pas, il finit par vous tomber dessus, faut juste être patient avec ces choses là.

 

 

 

 

Ecouter Barna Howard sur Grooveshark.

 

PS : Barna Howard est leader du Classement des blogueurs.

 

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