Photo www.philippegallen.com

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Il est des endroits où, en franchissant la porte, ton nez et ton instinct t’indiquent que tu vas passer une bonne, très bonne soirée. Entre deux averses, pile à l’heure, nous entrons au Mondo Bizarro le long des boulevards à la lumière des lampadaires blafards, dans Rennes. Il règne une ambiance détendue ce vendredi soir de fin de semaine genre bonne bière au comptoir entre potes. A la lumière se laisse deviner décor rock garage avec son patron imposant entouré d’anciennes affiches et posters de groupes, tous plus intéressants les uns que les autres. Tiens j’en volerai bien une pour refaire le plafond de ma chambre histoire de faire de beaux rêves en comptant les moutons le soir, des moutons un peu grunge ceci dit. Une petite bière vite fait, deux trois mots échangés, nous attendons, nous sommes là pour partager un moment particulier, important…les artistes se font attendre…allez quelques minutes encore puis, la lumière s’éteint, au fond de la salle, la scène rehaussée d’une cinquantaine de centimètres à peine, toute proche du public. Le Mondo Bizarro est un bar-concert proche des artistes et du public, ouvert aux uns et aux autres, dont le but est de faire découvrir des talents. Il laisse la possibilité aux groupes de se produire devant un public en quête de sensations. A l’entrée, Aurélia nous a donné des boules Quiès sur les conseils des musiciens eux-mêmes : « Attention, Nono frappe fort ! »

 

21h25, la lumière s’éteint devant la scène, les artistes prennent place. Evidemment, en bonne élève, je me précipite devant et je mets mes boules Quiès à m’en percer un peu plus les oreilles ! Quelle seconde impressionnante d’apercevoir oui, oui c’est bien lui, Alban sur scène en compagnie de Yann et de Nono, bassiste, guitariste et batteur, le trio au complet. Peut-être pas tout à fait l’aise au début mais nous sentons qu’ils se détendent au fur et à mesure qu’il déroule leur set musical. Leur plaisir de jouer ensemble est communicatif. Le post-rock instrumental, une petite bête au nom curieux, prend tout à coup tout son sens devant cette véritable performance musical. L’éclairage de scène nous plonge un peu plus au cœur de leur univers. Subitement, je me suis sentie entraînée dans un monde inconnu au bord duquel les musiciens m’ouvraient la porte.

 

La justesse, la lumière et le tempo se sont parfaitement accordés au rythme crescendo qu’ils souhaitaient donner à leur prestation. Ils se sont laissé aller à leur passion réussissant à la transmettre au public qui, au fur et à mesure des morceaux, se laissaient porter à leur tour. La fin du concert approche, les derniers morceaux s’annoncent, avant même que nous ne le demandions, le rappel s’enchaîne avec, en avant-première, un morceau spécialement pour le Mondo, pas encore enregistré.

Moe’s, des musiciens expérimentés, de talent, qui gagnent à être connus.

 

Par Vir & Antoine, envoyés très spéciaux pour BANG!BANG! Bretagne.

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