Quand on découvre les Allah-Las, une des premières des choses qui intrigue, c'est ce nom. Allah-Las, pourquoi ? On sait que le sujet de la religion est plutôt sensible ces temps-ci et le groupe ne s'explique pas vraiment là dessus. Dans une interview pour le webzine People are Strange, ils disent "ça nous a plu, comme ça. Notre guitariste est d’origine musulmane, c’est peut-être la raison." Ils ne cachent pas que ça leur a valu aussi quelques embrouilles. Mais si dans l'imaginaire collectif d'aujourd'hui, l'Islam ne réfère pas vraiment à l'hédonisme et à la coolitude, jadis il signifiait bien richesses et splendeurs, autant spirituelles que matérielles. Et c'est peut être là qu'on rejoint nos quatre californiens, qu'on verrait bien jouer leur musique dans la cour intérieure d'un palais maure, au milieu des fontaines et des orangers.


D'ailleurs, les Allah-Las sortent cet automne leur deuxième album et réaffirment officiellement leur adoration pour le soleil et la douceur de vivre, en Californie de préférence. Leur musique est toujours tournée vers ce que leur ville de Los Angeles a fait de plus beau durant les années 60, Beach Boys, Byrds, Love, sans égaler ces génies, bien sûr, mais ce son léger, ces guitares claires, cette voix nasillarde qui râpe en peu, c'est délicieux. On sent aussi quelques effluves latines qui remontent du sud, et puis il y a ces instrumentaux surfs, le soleil qui se reflète sur les vagues du Pacifique, dans les carreaux des Ray-Bans.


Avec Worship the Sun, les Allah-Las restent dans la lignée du premier album, difficile d'y trouver de grandes différences d'ailleurs, si ce n'est une meilleure maîtrise de leur art. Alors certains vous diront que ce n'est que cliché, le Combi Volkswagen, les planches de surf, les jolies filles en maillot de bain, les bouteilles et les joints autour d'un feu sur la plage, mais ces gens là sont juste jaloux, vous le vivriez pas plus souvent, vous, ce cliché ?

 

 

Ecouter Worship the Sun sur Deezer.

Ecouter Reverberation, la webradio gérée par les Allah-Las, ici.

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