Vous l'avez peut être déjà remarqué dans les articles qui retracent une semaine d'actualité, ici à la rédaction de BANG!BANG! on adore les faits divers complètement dingues, insensés, voire abracadabrantesques, ceux que les auteurs du Gorafi n'osent même pas imaginer et qui défient ainsi les lois de l'absurdité. Ces histoires donnent naissance à des articles de journaux, des articles qui ont un titre, court, qui provoque l'incrédulité et une curiosité folle chez le lecteur.

Adrien Gingold a compilé ces titres et en a fait une anthologie, Le Tout Va Bien. Oui, tout va bien, mais la fin du monde n'a jamais été aussi proche. Le bouquin sort ces jours-ci au éditions Le Tripode, qui à l'occasion lançait un petit jeux. A partir d'un titre, écrire la brève en moins de 1500 signes. Vous vous doutez que BANG!BANG! a sauté sur l'occasion.

Les titres disponibles étaient :

1- Il tue son beau-père en lui tirant le slip (La Dépêche)

2- Egaré, il survie en mangeant des mouches durant deux semaines (Ouest France)

3 - Le mystère du son de canard au milieu de l'Océan arctique résolu (Futura Sciences)

4 - Un combat de caniche qui tourne au drame (Le Matin)

5 - Il simule sa mort pour échapper à son mariage (20 minutes)

 

C'est avec la troisième proposition que nous participâmes, le texte :

Rappel des faits : le 13 septembre dernier, la station de Port aux Français située dans l'archipel des îles Kerguelen, reçoit un message énigmatique provenant d'un bateau scientifique français. En plein océan Antarctique, le capitaine a entendu des sons de canards et dévie de sa route pour en découvrir l’origine.

Cette réaction soudaine avait créé une quasi-mutinerie à bord et une grande inquiétude à terre.

Nous en savons désormais d’avantage sur l’affaire. Il convient de s’intéresser au parcours du capitaine Christian Camescasse, 53 ans, originaire de Chalosse, terres agricoles et rurales situées entre Béarn et forêt des Landes. De caractère aventureux, il se tourne très jeune vers la mer et non la culture du maïs, vogue sur toutes les mers du monde durant une longue carrière dans la marine, d’abord marchande puis pour le compte d’expédition scientifique entre Kerguelen et Terre Adélaïde, se découvrant au passage une passion pour les oiseaux maritimes, fulmars boréals, macareux moines et autres pétrels des neiges. Mais c’est bien des canards qu’il a entendu cancaner ce jour là.

La conclusion vient du docteur psychiatre qui l’a examiné à son retour en métropole. Il s’agit d’un cas typique d’hallucinations associé à la nostalgie du pays. Parti depuis tellement longtemps de chez lui, tant d’années sans confit ou magret dans l’assiette, le bruit de l’élevage familial est revenu à lui. Mais il n’y a pas plus de canards dans l’océan Antarctique que de sirènes à l'entrée du détroit de Messine. Le mystère est résolu.

 

Un texte plus terroir que rock'n'roll pour BANG!BANG! qui ne fut hélas pas retenu. Oui, nous partageons votre stupéfaction, mais sûrement que les membres du jury sont végétariens et manifestent le dimanche matin place de la Bastille contre la maltraitances des animaux.

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